Novembre 2014…

« Vivre la naissance d’un enfant est notre chance la plus accessible de saisir le sens du mot miracle. »

Vous la connaissez cette citation. On l’entend à chaque générique de Baby Boom. Alors vous me direz que ça fait un peu cliché de la réutiliser mais en même temps, n’est-elle pas véridique ?

A mon Marius,

Te porter dans mon ventre pendant 37 semaines a été l’expérience la plus merveilleuse mais aussi la plus terrifiante de ma vie.
Tout commence un dimanche matin, après une soirée trop arrosée, je me lève à 8h prise d’une envie de pipi. Je retourne au lit et me rappelle que mes règles doivent arriver aujourd’hui. Etant sous traitement et réglée comme une horloge suisse, je décide de faire un petit test, histoire de, quand je me relèverai ensuite. (oui à l’époque quand tu n’étais pas là, je n’ouvrais pas les yeux avant midi un dimanche ^^). Donc pas de retard, si ce n’est que de quelques heures, des douleurs aux seins depuis quelques jours qui perdurent un peu plus longtemps que d’habitude suite à la piqûre de déclenchement, en gros des tout petits symptômes. Pas de quoi faire un test. Et pourtant.
Il est 12h05, je ferme la porte des toilettes à clé, ce qui ne m’arrive jamais. Comme si, pendant cet instant, je voulais me retrouver dans ma bulle, soit pour affronter une fois de plus un échec, soit pour apprendre la plus belle nouvelle de ma vie. Ton futur papa est en train de bricoler dans la cuisine…Je fais ce que j’ai à faire, sans trop m’y croire, et en même temps…J’y crois un peu, comme les 10 derniers tests et les 10 autres d’avant. Je pose le test sur le lavabo et j’attends. 10 secondes, 20 secondes. Je lis la notice « attendre 3 minutes ». Je baisse à nouveau les yeux, et la deuxième barre est déjà là. Je relis la notice « attendre 3 minutes ». Mais ? ça ne fait que 30 secondes ? Je n’ai pas encore de retard ! Et là, je réalise en fait…Je m’écroule, je pleurs mais je ris en même temps. Je sors en catastrophe de la salle de bains, je regarde ton papa les yeux plein de larmes. J’avais prévu 1000 choses le jour où ça arriverait pour l’annoncer à ton papa. Et finalement je n’ai réussi à sortir qu’un simple « Je crois que je suis enceinte !!!!!!! » auquel il a répondu par un très pragmatique « T’es sûre ??? »

Après avoir regardé mon test au moins une dizaine de fois couplé à la notice à côté, il m’a dit « ça a l’air d’être ça… » Pris de doute on a couru à la pharmacie de garde (eh oui on était un dimanche) acheté un autre test de grossesse (en fait non on en a acheté 2). La petite pharmacienne m’avait fait rire, en me disant qu’il y avait peu de doutes quand même vu que la fameuse petite barre n’était pas si pale que ça.. « Vous êtes vraiment sûre de vouloir en acheté 2 autres ? » Oui j’étais sûre. J’ai racheté le fameux ClearBlue qui, quelques mois avant, m’avait affiché un très méchant « pas enceinte » (ils ne sont pas très diplomates chez Clearblue). On avait faim on s’est arrêté au Quick. Je ne pouvais pas attendre de retourner à la maison, alors j’ai fait le deuxième test dans les toilettes du fastfood. Tant pis pour le glamour, on repassera. Et là, cette fois-ci, merci ClearBlue, tu m’as marqué un « enceinte …1-2 semaines ».

A suivi une fin de journée et une nuit difficile… et un troisième test à 7h du matin le lundi qui confirmait ce qu’on espérait. Direction la prise de sang, avec 1/2 journée à attendre les résultats et voir un taux de betaHCG qui nous annonçait 9 prochains mois intenses.

C’était le début d’une folle aventure, au delà de ce que nous pouvions imaginer.

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Fifty Fifty 

04/07/2015 – 23h… 1heure de vie … Aujourd’hui tu as passé autant de temps dans mon ventre que dehors … Petit chaton trop pressé de voir le monde qui est né à 37SA ! On passe un cap, une étape… Ces dernières 37 semaines ont été les plus belles de ma vie avec chaque jour des toutes petites choses qui viennent nous émerveiller. Tes premiers areuh, ta première dent cette semaine, des « m’man » qui frôlent tes lèvres, tes sourires et tes éclats de rires qui viennent chasser le stress des journées de travail, tes yeux qui pétillent quand tu reconnais ceux qui t’aiment deja si fort… 8mois et demi à te découvrir et à t’aimer chaque jour un peu plus. Je pensais etre prete à devenir maman, mais on ne l’est jamais vraiment face à cette déferlante d’amour. Il y a 37 semaines j’ai du te partager avec le reste du monde mais il y a 37 semaines j’ai rencontré l’être le plus important de ma vie avec ton papa… Il a fallu essuyé des échecs avant que tu te décides à nous rejoindre … Mais ca en valait plus que la peine. Je t’aime mon tout petit deja si grand … Je t’aime ….  

Mon tout petit déjà si grand

 

Mes bonnes résolutions  ont déjà un peu mal commencé. J’avais promis un article par semaine, et j’ai déjà du retard. Mais me voici. Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un sujet très personnel, et qui a rendu mon année 2015 exceptionnelle. Mon tout petit déjà si grand.

Cela faisait déjà quelques temps que je voulais être maman, mais la nature en avait décidé autrement. Ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui, car j’ai pour l’instant beaucoup de mal à mettre des mots sur cet « échec », aujourd’hui j’ai envie de vous parler de notre plus belle réussite mais aussi de nos plus grandes questions. Notre fils et notre rôle de parents.

Il est 22H05 quand ce petit être a rejoint nos bras. Après 3 longues, épuisantes et douloureuses journées de travail (j’y reviendrai plus longuement prochainement). 2,8kg et 47cm de bonheur… 1 mois en avance.  Et n’en déplaise à mon humoriste préférée Florence Foresti, oui, c’était le plus beau jour de ma vie.

Depuis ce 4 juillet 2015, nous avons du donner plus de 1000 biberons, changer autant de fois de couches,  dormis 2 fois moins que durant nos 10 dernières années, mais depuis cette date nous sommes surtout devenus des parents. Et nous ne sommes jamais vraiment préparés à cette tornade.

J’ai mis du temps à me sentir maman. J’envie parfois les femmes qui dès les premiers signes de grossesse sont prises d’un immense sentiment maternel. Ça n’a pas été mon cas. J’étais heureuse, bien sûr, surtout après ce long parcours pour en arriver là, j’étais plus qu’heureuse. Mais je n’étais pas encore maman.

Quand mon fils est né, je pensais que ce sentiment serait inné. Mais ce ne fût pas le cas. Bien sûr que j’aimais mon fils plus que tout, mais je n’avais pas ce sentiment de béatitude devant lui,  je n’arrivais pas encore à être maman.

Les jours ont filé, les semaines et au bout de quelques temps, je me suis rendue compte que je devenais peu à peu cette maman dont j’entendais si souvent parler. J’ai encore plein de choses à améliorer, je ne serai jamais une maman parfaite,  et je n’en ai pas envie. Mais aujourd’hui quand je regarde mon bébé, déjà si grand, je suis fière. Fière de ce que nous avons accompli avec son papa, fière de mon bébé, fière d’être sa maman. Aujourd’hui je me pose encore beaucoup de questions, comme le fait de ne profiter de mon fils que 2 heures par jour, et sur ces 2 heures, préparer à manger, ses affaires pour le lendemain, nos affaires à nous, ranger un peu, s’assurer qu’il ait des vêtements propres, lui donner le bain, lui donner à manger, lui lire une histoire et le coucher. Ce manque de temps quotidien avec lui me pèse. Mais malheureusement nous n’avons pas toujours le choix. Et je ne peux et ne veux pas être une maman au foyer.

Alors on assume, on se dit que c’est pour son bien, et on chérie les moments avec lui le weekend. Il adore aller chez sa nounou et chez sa mamie dans la semaine. Il adore voir du monde et surtout les enfants, donc je pense que mon fils est heureux. Et l’entendre rire aux éclats le soir quand nous sommes avec lui est ma plus belle récompense. Et surtout je me dis que j’ai surement trouvé là ce fameux  rôle de maman.